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Burkina Faso : Ne pas abandonner les r?fugi?s maliens ? leur sort

Terre des hommes (Tdh) - Switzerland - Mon, 4 Feb 2013 13:25 GMT
Author: NO_AUTHOR
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burkina_refugees_web.jpg Le Mali connait depuis quelques mois de graves troubles sociopolitiques, provoquant l’arrivée de milliers de réfugiés au Burkina Faso. Pourtant, pour bons nombres d’entre eux, le passage dans « le pays des hommes intègres » ne signifie pas la fin de leurs souffrances, bien au contraire. Plusieurs témoignages font état de mauvais traitements infligés aux réfugiés maliens dans les camps, dont une majorité de femmes et d’enfants. Afin de faire face à ce fléau, Terre des hommes a organisé une série de conférences pour sensibiliser et former différents acteurs aux violences basées sur le genre (VGB).

Au cœur de l’actualité, le Mali est depuis plus d’un an maintenant le théâtre d’un conflit entre l’armée et divers groupes armés. Cependant, les effets de ces affrontements se font ressentir bien au-delà des frontières de l’Etat. Pour beaucoup de Maliens, l’exil vers le Burkina Faso a été la seule issue pour échapper aux horreurs de la guerre. Pourtant, les conditions de vie dans les camps d’accueil sont extrêmement pénibles et les violences à l’encontre des femmes et des enfants sont devenus une réalité.

Présente depuis plus de 25 ans au Burkina Faso, Tdh a décidé de réagir en mettant sur pied un programme de « protection des réfugiés ». Pour l’occasion, des séminaires ont été organisés dans différentes villes du pays pour aborder les violences basées sur le genre. L’objectif principal était de renforcer les connaissances des membres du réseau de protection de l’enfance afin qu’ils puissent détecter, repérer et réinsérer les victimes. A cette occasion, Tdh a également convié des agents de l’action sociale et des représentants de la police dans le but d’échanger sur les moyens à disposition pour développer la prévention et la lutte.

Tenues de novembre 2012 à janvier 2013 à Bobo-Dioulasso, Ferrério, Goudebou, Sag-Niniogo et Ouagadougou, ces conférences ont permis de montrer que la plupart des cas sont malheureusement bien trop souvent passés sous silence. Herman Zoungrana, chef de programmes de protection chez Tdh, précise que les autorités ne possèdent pas forcément les moyens pour appréhender les agressions, mais estime que la société a également sa part de responsabilité en ne se sentant pas concernée par cette situation de violence.

Dans un des pays les moins développés du monde, où la moitié de la population a moins de 15 ans, la mise en commun de toutes les parties impliquées dans la protection de l’enfance est une nécessité. Dans ce but, le projet « protection des réfugiés », initié par Tdh et financé par le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) et par l’UNICEF va permettre à tous les acteurs de lutter contre les violences basées sur le genre d’une manière coordonnée.

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